24 avril 2026Améliorer son DPE : où concentrer ses efforts
Comprendre le fonctionnement du DPE Le diagnostic de performance énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie d'un logement en étudiant cinq aspects essentiels de son fonctionnement. C’est l’addition de ces postes qui permet d’obtenir la note finale, représentée par des étiquettes énergie et climat. Pour obtenir un meilleur classement, il est donc utile de savoir sur quels éléments se concentrer. Chauffage : le premier poste à optimiser La consommation liée au chauffage domine largement dans la plupart des habitations, représentant entre 60 et 80 % des besoins énergétiques pour les logements anciens peu isolés. Le type de système installé (par exemple, chaudière à gaz, pompe à chaleur, poêle à granulés) joue un rôle, mais la qualité de l’isolation (murs, toiture, fenêtres) demeure déterminante. Renforcer l'isolation ou moderniser le système de chauffage peut ainsi entraîner des améliorations rapides et significatives sur la note globale du DPE. Maîtriser la production d’eau chaude sanitaire Vient ensuite la production d'eau chaude. Le choix du mode de génération de l’eau chaude (chauffe-eau électrique classique, thermodynamique, etc.) a un impact direct sur la performance énergétique. Certains équipements énergivores tendent à faire baisser la note du logement, alors que des solutions plus récentes et économes permettent d’éviter une mauvaise surprise lors du calcul du DPE. Refroidissement et confort d’été La capacité du logement à rester frais en été intervient également dans le calcul du DPE, notamment lorsqu'une climatisation est présente. Certains logements sans système de refroidissement se voient tout de même évalués sur leur propension à surchauffer durant l'été, en fonction de critères comme l'orientation, l'isolation, ou la présence de protections solaires. Renforcer l’inertie thermique et installer des protections nocturnes peuvent ainsi limiter les excès de consommation liés au refroidissement. Éclairage et auxiliaires : des bonus à ne pas négliger Dans le calcul DPE, la dépense énergétique liée à l’éclairage est évaluée de manière standard, sans considérer le type d’ampoules utilisées. Même si cet aspect change peu la note, il reste pertinent de privilégier des équipements à faible consommation. Quant aux auxiliaires, ils regroupent différents éléments techniques comme la ventilation mécanique contrôlée ou les pompes de circulation. Leur consommation, souvent discrète, peut s’accumuler, surtout lorsque les équipements sont anciens et peu performants. Comment la note finale est déterminée Au terme de l’évaluation, le simulateur additionne toutes les consommations pour attribuer deux notes distinctes : l'une pour la consommation d’énergie primaire (exprimée en kWh par m² et par an), l'autre pour les rejets de gaz à effet de serre (en kilogrammes de CO₂ par m² et par an). C’est la plus mauvaise des deux qui définit finalement la classe du logement. Ce système peut entraîner certaines subtilités : un bien alimenté au gaz peut obtenir une bonne performance énergétique mais une mauvaise note sur les émissions de CO₂. À l’inverse, avec la récente actualisation du coefficient de conversion de l'électricité (passé à 1,9 en janvier 2026), les logements électriques bénéficient d’une étiquette énergie améliorée, sans qu’il soit nécessaire de réaliser de nouveaux travaux. Quelles conséquences pour les propriétaires ? Les propriétaires bénéficiant d’un chauffage électrique peuvent désormais réactualiser gratuitement leur étiquette sur le site de l’ADEME, profitant du nouveau coefficient pour potentiellement améliorer le classement de leur bien, et ainsi éviter des restrictions de location. La législation évolue également : dès le 1er janvier 2025, il est interdit de louer un logement classé G lors d'un nouveau bail ou d'un renouvellement. À partir de 2028, ce sera le cas pour les biens classés F. Pour la vente de maisons individuelles notées F, E ou G, un audit énergétique détaillé devient obligatoire, proposant des pistes concrètes d’amélioration. Où investir pour de réels progrès ? Prioriser l’isolation : toitures, murs et fenêtres sont les plus rentables. Moderniser les moyens de chauffage et de production d’eau chaude, en privilégiant les systèmes récents et performants. Penser au confort d’été en limitant les surchauffes grâce à l’inertie et à la ventilation. Remplacer les équipements auxiliaires anciens par des versions plus économes. Améliorer son DPE, c’est donc agir à la fois sur l’enveloppe du logement, l’équipement énergétique et les usages, afin d’augmenter la valeur et le confort de son bien tout en anticipant la réglementation future.